UN GRAND DEFI A RELEVER...

fr. Jean-Charles

 

                                                               PRESENTATION DES TRAVAUX      

 

Entre 2010 et 2014, la communauté a réalisé de très gros travaux de restauration des bâtiments dans lesquels nous habitons désormais, alors insalubres.

Puis, prenant conscience que beaucoup d'autres bâtiments souffraient de l'usure du temps, il a été décidé en 2016 de réaliser une étude sur l'ensemble du patrimoine immobilier de l'abbaye. Il y a quand même près de 1 ha de toiture. Le but de cette étude était de connaître l'état du clos et couvert (toitures et murs extérieurs) pour décider des priorités à donner.

Cette étude a été confiée au Cabinet d'architectes Repellin (Lyon). Après de nombreuses recherches historique, patrimoniale, sanitaire, hydrologique et même paysagiste pour redessiner tous nos espaces verts en fonction du grand nombre de pèlerins et des risques incendies, très fréquents pendant l'été sur la Montagnette, le cabinet a établi au printemps dernier un schéma directeur et un projet de restauration. Pour ceux que cela intéresse, voici le lien qui pourra vous aider à mieux découvrir les résultats de cette étude: https://www.frigolet.com/restauration-de-l-abbaye

Le verdict? Commencer le plus tôt possible les travaux de réfection de la toiture de la nef de la basilique parce que, par endroits, il y manque des tuiles ou parce qu'elles ont été déplacées par le Mistral qui peut souffler très fort ou même ont été cassées, et parce que des pans de murs sont très vétustes et menacent même de tomber; la façade principale avec les vitraux qu'il faut contrôler; les 2 clochers qui ont de nombreuses fissures (déjà il y a une vingtaine d'années, la foudre était tombée sur l'un d'eux, menaçant la stabilité de la structure) sous peine de voir des infiltrations d'eau empirer leurs états et même les aggraver très rapidement. Car s'il pleut rarement en Provence - nous ne sommes pas en Normandie ni en Bretagne - il y pleut quand même parfois beaucoup. Pour ne donner qu'un exemple parmi d'autres, en novembre dernier, lors de très fortes pluies que la région a connues, d'importantes résurgences sont nées de façon spontanée dans la sacristie de la basilique (jusqu'à 15 cm d'eau!), dans la nef centrale au pied du maître autel et dans la chapelle de Notre-Dame du Bon-Remède.

 

A la fin de toutes ces études, comme l'ensemble du patrimoine est soit classé soit inscrit au titre des Monuments historiques, nous avons commencé bien naturellement les démarches administratives pour avoir toutes les autorisations nécessaires auprès de la DRAC (Direction Régionale des Affaires Culturelles).

Cette autorisation est en cours d'autorisation pour cette première tranche de travaux (toiture de la nef de la basilique, clochers et façade avec les vitraux) qui va s'étaler sur les 3 prochaines années.

Maintenant, il nous faut faire un pas de plus en obtenant les financements nécessaires. La DRAC nous a déjà promis un financement de 40 % pour cette première tranche qui est estimée à environ un million d'euros. Il nous faut donc chercher d'autres sources de financement auprès des collectivités territoriales (région, département et commune), de fondations... pour trouver les 600.000 € manquants, et commencer dès qu'on le pourra ce travail de restauration, sachant qu'aucun marché ne pourra être signé tant qu'un plan de financement précis ne sera pas établi.

 

Vous aussi pouvez nous aider financièrement en faisant un don. Vous ne pouvez peut-être pas donner autant que vous le désirez, mais vous pouvez nous aider beaucoup plus que vous ne le pensez. Comment cela ?

 

 

1.- Si vous êtes un particulier

Tout don vous permettra de bénéficier d’une réduction d’impôt sur le revenu égale à 66 % du montant du don, dans la limite de 20 % du revenu imposable. Si cette limite est dépassée, vous pouvez reporter l’excédent sur les 5 années suivantes, exactement dans les mêmes conditions.

Vous recevrez alors comme justificatif un reçu fiscal.

Ainsi par exemple, un don de 150 € ne vous coûtera réellement que 51 € ;

un don de 100 € ne vous coûtera que 34 € ;

200 € ne vous coûteront que 68 €,

et 500 € que 170 €.                                                       en cours d'installation

 

2.- Dans le cas des entreprises (IS - IBC)

Selon l’article 238 bis du CGI, « ouvrent droit à une réduction d'impôt égale à 60 % de leur montant les versements, pris dans la limite de 5 ‰ du chiffre d'affaires, effectués par les entreprises assujetties à l'impôt sur le revenu ou à l'impôt sur les sociétés au profit des associations cultuelles ou de bienfaisance ».

N.B.: La limite de 5 ‰ du chiffre d'affaires s'applique à l'ensemble des versements effectués.

Les versements ne sont pas déductibles pour la détermination du bénéfice imposable.

 

3.- Où verser?  Compte de l’Association FRIGOLET CULTURE PATRIMOINE NATURE

Abbaye Saint-Michel de Frigolet - 13150 Tarascon

Iban: FR 76 1460 7002 2300 2316 8000 038 Bic-Swift: CCBPFRPPMAR

Mettre comme libellé: F.C.P.N. Restauration du groupe basilical

 

 

Devant de telles sommes d'argent à engager, on peut être légitimement amené à se demander s'il est juste de faire de telles dépenses?

Un début de réponse pourrait être celui de constater les tâtonnements de notre civilisation européenne en face des grands choix de société qu'elle a déjà fait et continue à faire. Elle donne plutôt l'impression de ne pas savoir où aller, ni quoi proposer, d'être un peu comme une girouette cherchant le vent. Et devant tous ces errements, cela pourrait être pour nos politiques le moment de s'arrêter un peu et de méditer ce proverbe africain: "Lorsque tu ne sais pas où tu vas, regarde d’où tu viens".

D'où venons-nous? Quand on regarde notre histoire, on ne peut que constater que l'Europe et sa culture sont nées de la rencontre de 2 mondes: le monde judéo-chrétien et le monde gréco-romain. Elle ne peut le nier, sans se renier. Ce sont là les 2 éléments qui ont façonné notre culture. Et dans le monde chrétien, qu'on le veuille ou non, un élément déterminant a été le monachisme.

 

Et voici la question suivante: A quoi peut servir une abbaye encore aujourd'hui?

Quand on reprend l'histoire de l'Eglise, on peut constater que les monastères sont d'abord nés dans des endroits déserts. Des hommes et des femmes assoiffés de grand, de beau, d'essentiel, de solitude ont décidé un jour de tout quitter pour consacrer leur vie à cette rencontre avec le Christ. La solitude, comme le moyen le plus direct pour une union intime à Dieu, car comme on ne peut que remplir qu'un vase vide, il faut d'abord nous dépouiller de nous-mêmes.

Puis progressivement, ils ont été rejoints pas d'autres qui voulaient vivre le même idéal. Et leur vie s'est organisée avec une règle, des lieux communs pour leur vie communautaire (église, cloître, salle de chapitre, scriptorium, cuisine, réfectoire, dormitorium...), des lieux de formation avec une école, d'autres lieux pour restaurer les voyageurs de passage et même les accueillir pour la nuit ou les soigner...

Une première constatation: la vie de ces petites communautés étaient toutes centrées autour de ce triptyque: église - accueil - école. Mais leur centre était la célébration de la liturgie avec la messe au centre de la journée.

Bien entendu, ils ont pensé à construire leurs monastères et de leurs églises... Pour cela, ils ont fait appel à des architectes, des sculpteurs, des peintres, des artistes... Pour Dieu, il fallait que cela soit toujours plus beau. De là, ce fut une avalanche de beauté qui enchantent encore aujourd'hui nos yeux, de solutions techniques pour répondre aux défis qu'ils trouvaient...

Deuxième constatation: notre abbaye de Saint-Michel n'a pas été exclue de cette tension vers le ciel. Comme tant d'abbayes, elle a été construite pendant le haut Moyen Age dans un endroit retiré; elle a connu les heurs et malheurs de l'histoire, de décadences et de reprises; elle a vu passer des foules de pèlerins venus confier leurs prières ou leurs actions de grâce dans son sanctuaire de Notre-Dame, comme la Reine Anne d'Autriche, épouse de Louis XIII, désirant donner à la Couronne un héritier; les affres de la Révolution, les 4 expulsions...

Mais elle est toujours là. Chargée d'histoire et d'art, de prières qui montent inlassablement vers le ciel. Elle a seulement besoin de travaux de manutention, comme tant de monuments, pour lui permettre de continuer à accueillir ces nombreux pèlerins qui montent sans cesse confier leurs intentions à la Vierge Marie.

C'est ce que nous nous employons à faire, grâce à votre aide. Merci.